Voyage & lifestyle : Journal de ma vie dans un van, avec Katharina Böhler

Vous êtes vous déjà demandé à quoi ressemblait une vie dans un van? Et bien nous oui! On a demandé à Katharina, une jeune Allemande, de nous raconter comment se passait son quotidien avec ce lifestyle .

Life in a van

Une maison qui m’a amenée dans tant d’endroits et qui est toujours restée mon chez moi. Je n’ai jamais pensé pouvoir vivre dans un van avant d’essayer. Et maintenant, je ne m’imagine plus vivre dans une maison. J’ai passé des nuits à tellement d’endroits, mais toujours dans mon lit, l’océan à mes côtés.

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Qu’est-ce qui t’a donné envie d’adopter ce train de vie ? Qu’est-ce que tu recherchais ? 

Ma meilleure amie et moi faisions un road trip au Portugal l’année dernière, et j’ai adoré être près de la mer et de la nature tous les jours, de rencontrer des gens avec le même état d’esprit que le mien. Après quatre semaines de voyage, j’ai décidé que je voulais vivre comme ça plus longtemps, pouvoir vraiment adopter ce style de vie et me mettre au surf !

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Penses-tu que ce style de vie t’aide à évoluer d’une manière différente par rapport à tes pairs? Qu’as-tu appris sur toi même ? 

Oui complètement ! Je me pousse à affronter des situations inconnues et à aller vers de nouvelles personnes tous les jours. Je suis normalement quelqu’un de plutôt timide (et je le suis encore parfois) mais avec la distance que j’ai mise entre moi et ma zone de confort, j’ai appris à quel point il est important de faire face à ses peurs et s’endurcir. La vie a tellement plus à offrir que de rester dans sa zone de confort et d’être effrayé par les prises de risque. 

En Allemagne, je n’avais l’impression d’être à ma place nulle part. Depuis que je suis sur la route, avec ma toute première maison toujours à mes côtés, je me sens plus chez moi que jamais. Bien sûr, mes amis et ma famille me manquent, mais je vis l’instant présent, ici et maintenant, et c’est quelque-chose que j’apprécie.

Comment gèreS-tu la solitude et le fait de voyager en tant que femme? As-tu parfois peur ou es-tu parfois triste? 

Avant de me lancer dans mon voyage, j’avais vraiment peur de me sentir seule, du coup j’ai demandé à une amie de venir avec moi pour les trois premières semaines. 

Après son départ j’étais excitée et curieusement contente de pouvoir enfin vivre l’expérience seule, mais après seulement quelques heures j’ai commencé à me sentir très isolée et triste : je venais de visiter un très bel endroit et je n’avais personne avec qui partager ce moment. Puis j’ai commencé à penser aux prochains mois et j’ai eu peur d’avoir fait une grosse erreur. Mais quelques jours après, j’ai rencontré un Anglais adorable avec qui j’ai passé quelques jours à voyager à différents endroits. J’ai réalisé après que peu importe où je vais, il est facile de rencontrer de nouvelles personnes.

Il y a quelques semaines j’ai rencontré Niki, et depuis on voyage ensemble. On a le même trajet de prévu, on est tous les deux à la recherche de bonnes vagues pour surfer et on a les mêmes centres d’intérêt. Depuis, je ne me suis plus jamais sentie seule. Et je suis hyper heureuse d’avoir trouvé quelqu’un pour partager tous ces endroits superbes, ces moments et ces vagues.

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Après avoir conduit jusqu’à 5000 km loin de là où j’habite, je me sens plus chez moi que jamais. Je suis des routes sans fin et poursuis le soleil.

 
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Nous nous sommes rencontrés il y a tout juste deux mois. Depuis nous n’avons pas passé une journée ou une nuit séparés l’un de l’autre. Nous avons exploré tant d’endroits et admiré tant de couchers de soleil ensemble. Je ne suis jamais resté si longtemps aussi proche de qui que ce soit.

 

A quoi ressemble une journée typique ? 

Je dois admettre que depuis que Niki et moi voyageons ensemble, on ne se lève pas avant onze heure et demi, voire plus tard. C’est tellement agréable de trainasser au lit. On passe la plupart de notre temps ensemble. L’un de nous prépare le petit déjeuner, puis on se dirige vers la plage et on check les vagues car nos journées sont rythmées par les marées. Si les vagues sont bonnes, on va surfer, sinon on attend en faisant d’autres choses comme lire, explorer les environs, faire la vaisselle ou les courses..Comme je travaille en tant que designer photo freelance je dois aussi bosser toutes les semaines. 

Etant donné qu’on surf presque tous les jours, on se douche dans l’océan ou on utilise les douches qu’il y a sur les plages. En plus de ça, j’ai un réservoir douche de 5L que j’utilise de temps en temps, mais je me suis rendue compte que la peau et les cheveux n’ont pas besoin de shampoing ou de savon quotidiennement ou même hebdomadairement. Il m’arrive d’aller dans des campings pour prendre de longues douches chaudes et m’épiler. Je lave mes vêtements soit à la main s’il y n’y en a qu’un peu ou alors je vais à la laverie. Mais c’est vraiment important d’avoir le maximum d’eau dans le van et de remplir des bouteilles dès que possible. 

J’ai quelques soucis avec le manque d’électricité car je n’ai qu’un petit panneau solaire. Il faut à peu près deux jours ensoleillés pour charger la batterie, et ce n’est même pas assez pour charger complètement mon ordinateur portable. Au début j’allais souvent dans des cafés pour le charger parce que j’en ai absolument besoin pour travailler; mais maintenant que je voyage avec Niki, je peux utiliser son électricité. Je suis chanceuse :)

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J’ai rencontre cet Anglais de 50 ans lors de mon voyage. Nous avons passé quelques temps ensemble à s’aider, à faire des feux de camp, boire du xérès et passer les frontières. Je n’ai jamais passé autant de temps avec une personne de cet âge - à part mon père.

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Il y a quelque-chose dans le voyage qui change l’esprit et la manière dont on se perçoit. J’ai beaucoup appris ces derniers mois. Sur la personne je suis, celle je peux être et la celle que je veux être.

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Chaque rayon de soleil sur ma peau réchauffe mon coeur et rempli mon âme de lumière.

 

Tu trouverais ça compliqué de retourner à une vie normale? 

Il me reste deux mois de voyage avant de rentrer et j’ai du mal à m’imaginer revenir à une vie normale après avoir vécu comme ça. Il va être compliqué pour moi de rester à un endroit, dans une ville sans l’océan ni la nature autour. Grâce à ce mode de vie je me suis trouvée et je vis la vie que je veux. 

Cette aventure m’a montré qu’on peut atteindre tout ce que l’on veut. Garder cela à l’esprit m’arme dans les moments plus durs. Je planifie déjà mon prochain voyage qui sera plus long et j’ai hâte d’être de nouveau sur la route l’an prochain!

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Ce petit endroit ressemblait à un paradis sur terre mais est vite devenu un cauchemar. La nuit que j’y ai passé a été la plus effrayante. Le son de l’océan se répercutait dans le tunnel et me donnait l’impression que quelqu’un s’approchait discrètement.

Propos recueillis par Jessica Ayinda . Photographie par Katharina Böhler.

 

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